Témoin Actif/Passif : Penser que les autres vont intervenir à ma place, pourquoi ?

Aucun besoin d’un BAC de 3 ans ou d’un dossard qui dit sécurité pour se sentir à l’aise d’intervenir lorsqu’on pense être témoin d’une situation de harcèlement ou de violence à caractère sexuel (VACS) !

C’est jamais évident d’intervenir lorsqu’on est témoin d’une forme de violence, encore moins d’en être la victime. Lorsque dans une foule, dans un coin perdu ou dans les toilettes d’un festival, il est possible de faire face à ce genre de situation. Heureusement, ce blog est là pour venir en aide et vous outiller dans un contexte de VACS: C’est l’approche du témoin actif qui va pouvoir guider les interventions dans ces situations !

Qu’est-ce qui nous empêche d’intervenir dans une situation qu’on peut trouver inacceptable?

Il existe des processus cognitifs qui nous mènent à aider quelqu’un. Par contre, ce processus se modifie par l’influence des personnes autour de nous. Nous avons toustes été conscious d’être observé.e, oui oui, le malaise  d’être en public ou le social anxiety. Lorsqu’on est entouré d’une foule, grande ou petite, le sentiment de responsabilité peut-être dilué. Je vous présente l’effet du témoin: c’est  de croire que les autres vont intervenir ou la crainte d’être regardé.e croche et jugé.e par d’autres. Si tout le monde ignore une personne qui semble en détresse, c’est facile d’être influencé.e à ne rien faire.

Avant d’intervenir

Maintenant que tu comprends mieux l’effet du témoin, il faut être en mesure de repérer une situation de violence à caractère sexuel. Pour repérer ce genre de situation, il faut s’habituer à aiguiser son regard pour remarquer de plus en plus ce qui se passe autour de soi. Une bonne astuce serait de regarder les réactions de la potentielle victime. En y portant attention, fait confiance à ton ressenti, tes impressions et tes valeurs  pour déterminer si tu dois intervenir. En cas de doute, so what si t’interrompts un trip entre ami.es ou amoureux.ses !  Vaut mieux intervenir pour affirmer ou infirmer notre perception. Si tu ne te sens pas à l’aise, demande à un.e ami.e d’intervenir avec toi ou repère l’équipe du GRIP durant les festivals, ensemble on est plus fort.e.s ! Si tu ne te sens pas en sécurité, n’hésite surtout pas à interpeller des agent.es, des employés ou des membres de l’organisation dans laquelle tu te trouves. Si tu te trouves hors d’un festival, n’hésite pas à appeler le 911.

Intervenir

Avant tout, il est important d’essayer d’être le plus pacifique possible avec les personnes impliquées, et de se concentrer sur la personne qui semble subir des VACS.

Il existe quatres D qui peuvent t’outiller dans ces types de situation:

  • Direct: S’adresser directement à la personne qui semble subir une VACS pour savoir si elle va bien;
  • Distraire: Tenter de créer une distance entre les deux personnes ou de mettre fin à l’interaction sans directement adresser le problème, du genre demander à la personne qui semble vivre un VACS où est le bar;
  • Déléguer: Aviser un.e agent.e de sécurité, demander à un.e collègue/ami, aviser un bouncer, appeler la police au besoin;
  • Délai: Attendre que la situation prenne fin avant d’aller voir la personne. Certaines situations se passent trop rapidement pour que l’on puisse intervenir sur le moment et c’est correct! Offrir son soutien et s’assurer de sa sécurité après peut faire toute la différence. 

Projet Spotlight, là pour vous accompagner !

Il est primordial d’assurer d’être en sécurité soi-même avant d’intervenir pour aider autrui et de vérifier comment vous vous sentez à la suite de l’intervention. Toute émotion est valide et normale, prenez le temps qu’il faut pour vous en remettre. Heureusement, nous avons une équipe d’intervenant.es formé.es pour faire face aux situations de VACS dans le cadre du projet Spotlight. Iels seront présent.es dans les festivals du parc Jean-Drapeau (Ilesoniq, Osheaga, Lasso, Piknic Électronik) et dans les parages de l’espace public du Plateau-Mont-Royal ainsi qu’au Jardins Gamelin tout l’été ! 

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